« Ils m’ont pris 3000 euros » : Cette nouvelle arnaque au RIB fait des milliers de victimes

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L’arnaque au faux RIB continue malheureusement de faire des ravages, aussi bien chez les particuliers que dans le monde professionnel. À Château du Loir, en Sarthe, un agriculteur a récemment été victime d’une escroquerie bancaire particulièrement habile qui lui a coûté plus de 3 000 euros. Cette histoire met en lumière les techniques utilisées par les escrocs pour usurper une identité et détourner des fonds, simplement en modifiant des coordonnées bancaires lors d’un échange par e-mail.

Qu’est-ce qu’une arnaque au faux RIB ?

Une arnaque au faux RIB consiste à falsifier ou à substituer un relevé d’identité bancaire afin de détourner un paiement destiné à un bénéficiaire légitime. Ce type de fraude au virement, très répandu, cible principalement les transactions entre entreprises, mais touche également les artisans et leurs clients particuliers.

Dans la grande majorité des cas, les escrocs piratent la messagerie d’un professionnel ou de son client. Pour comprendre comment certains cybercriminels parviennent à tromper leur cible dès la réception d’un simple email, il est important d’être conscient de l’existence de fausses notifications Gmail frauduleuses. Ils interceptent une facture en attente, puis remplacent discrètement le RIB réel par un faux. Ainsi, toute somme due est versée directement sur un compte frauduleux contrôlé par les malfaiteurs.

Comment les escrocs opèrent-ils ?

Piratage de messageries et interception d’e-mails

Les auteurs de cette escroquerie bancaire commencent souvent par une usurpation d’identité via le piratage de la boîte mail de l’artisan ou de son client, utilisant parfois du phishing ou profitant de mots de passe trop simples. Ils surveillent alors les correspondances pour repérer les discussions autour de travaux ou de factures à régler.

Dès qu’une opportunité se présente, ils interceptent les échanges contenant des instructions de paiement. Ils récupèrent ainsi toutes les informations nécessaires pour réaliser une fraude au virement sans éveiller les soupçons de la victime ni du professionnel concerné.

Remplacement du RIB sur la facture

Après avoir identifié leur cible, les cybercriminels modifient la pièce jointe et renvoient la facture truquée à la victime d’arnaque. Le document paraît authentique, mais il contient un faux RIB dont le titulaire reste inconnu. La personne effectue alors le paiement en toute confiance, persuadée de respecter la procédure habituelle.

Le professionnel censé recevoir les fonds ne perçoit jamais la somme attendue. Quant au client, il ne soupçonne rien tant que le bénéficiaire ne signale pas l’absence de règlement. L’argent rejoint rapidement le compte des escrocs, qui le déplacent aussitôt pour effacer les traces.

Exemple concret : l’agriculteur victime en Sarthe

Dans ce dossier, l’agriculteur venait de faire réaliser des travaux mécaniques par un artisan local. Lorsqu’il reçoit la facture par mail, tout semble normal : adresse familière, document conforme aux habitudes, aucune alerte. Pourtant, l’usurpation d’identité avait déjà eu lieu.

En effectuant le virement de 3 300 euros, la victime ignorait que sa messagerie avait été piratée. Les escrocs avaient interverti le RIB original avec le leur, captant le paiement sans laisser de trace évidente. Impossible ensuite de retrouver les fonds ni d’identifier facilement les responsables de cette escroquerie bancaire.

  • Interception d’une vraie facture éliminant toute suspicion auprès de la victime
  • Modification invisible jusqu’à ce que l’artisan réclame la somme non reçue
  • Aucune trace apparente de l’arnaque tant qu’un problème de paiement n’est pas signalé

Un second piège a été tendu peu après, cette fois sur une facture émise par le plombier de l’agriculteur. Heureusement, la victime a remarqué que le nom de la banque figurant sur la facture différait de celui habituel de son artisan. Ce détail lui a permis d’éviter un nouveau préjudice financier et de renforcer sa vigilance pour tous ses prochains paiements.

Ce témoignage illustre à quel point une escroquerie bancaire par faux RIB peut toucher tout le monde et passer inaperçue si l’on néglige les vérifications élémentaires lors de virements importants.

Quels sont les points de vigilance pour lutter contre l’arnaque au faux RIB ?

Conseils pratiques pour la protection contre la fraude

Quelques réflexes simples permettent de mieux se protéger face à une possible fraude au virement. Il est conseillé de ne jamais accepter une modification de coordonnées bancaires sans confirmation téléphonique directe avec l’interlocuteur habituel. De même, l’utilisation de mots de passe robustes et uniques pour chaque boîte mail réduit fortement le risque de piratage.

La vérification systématique des références bancaires sur chaque facture, notamment lors d’un premier paiement ou d’une demande de changement envoyée par mail, limite les risques d’usurpation d’identité. Enfin, activer la double authentification sur les comptes professionnels renforce la sécurité et complique la tâche des escrocs.

Que faire en cas de fraude constatée ?

Si vous constatez une fraude au virement, contactez immédiatement votre banque pour tenter d’annuler l’opération. Plus la réaction est rapide, plus les chances de récupérer les fonds augmentent, même si cela reste rare du fait de la réactivité des escrocs.

Il est essentiel de déposer plainte auprès des autorités compétentes afin d’engager un recours juridique. Cette démarche favorise la traçabilité des faits et aide à prévenir d’autres victimes potentielles. En parallèle, signer une main courante permet d’alerter collègues ou partenaires professionnels d’un possible risque d’usurpation d’identité en cours.

Pourquoi l’arnaque au faux RIB prend-elle autant d’ampleur ?

La numérisation des paiements multiplie les occasions pour les escrocs de mettre en place des arnaques sophistiquées. Si la digitalisation facilite les démarches, elle expose aussi chaque professionnel ou particulier à de nouveaux types de menaces, comme la fraude au virement ou l’intervention d’un faux conseiller bancaire.

Souvent, l’absence de vérification manuelle explique la progression de ces fraudes. Beaucoup font confiance aux mails professionnels sans imaginer qu’ils peuvent provenir d’un imposteur. Cela laisse la porte ouverte à l’escroquerie bancaire, surtout lorsque les documents frauduleux ressemblent parfaitement aux originaux.

  • Diversification des méthodes selon l’évolution des usages numériques
  • Utilisation de faux documents difficiles à distinguer des vrais
  • Ciblage accru des secteurs agricole et artisanal, vulnérables à ce genre d’escroquerie

L’exemple de cet agriculteur sarthois montre combien ces techniques sophistiquées fragilisent la confiance dans les échanges quotidiens. Elles rappellent la nécessité d’adapter en permanence ses réflexes de prudence, y compris lors de paiements considérés comme routiniers, pour éviter d’être la prochaine victime d’arnaque.

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Henry

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